#41 "-Ces bombes humaines n’ont pas de syndicat, pas de famille, rien qui viendra m’emmerder avec des réglements à la con. -Et par ailleurs ils travaillent pour des clopinettes! -Enfoiré…"

La misère est-elle pénible au soleil? Loupe sur Las Piedras au Guatemala, dernière escale de nos aventuriers du bout du monde déchus, même pas un rond pour faire tourner en leur faveur la roue, ou les hélices du transport de retour… Puis voilà qu’un incendie se déclare dans un puits de pétrole à 500 bornes de ce trou, et que la peu scrupuleuse compagnie signe un chèque à trois zéros à qui acheminera les camions de nitroglycérine à bon port afin d’en engraisser les mauvais, une pesée du danger du genre à la légère, « le salaire de la peur » tout simplement selon Henri-Georges Clouzot.

L’intemporelle intrigue en place, le calvaire peut alors commencer pour Mario, Jo, Luigi et Bimba (respectivement Yves Montand, Charles Vanel, Folco Lulli et Peter Van Eyck), invitant tout le monde à retenir sa respiration là où l’effet papillon potentiel s’exponentialise, tension à son comble, son sans cesse stressant, roulement de tambour à rendre sourd et final bluffant à s’en ronger les ongles.

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