#45 : le Tour du Monde en 80 clips de rap francophone !

Retrouvez l’intégralité de l’article (en 2 parties) sur Rap Genius.

#2 "-Qu’est-ce qu’y s’passe quand un joueur a tiré 4 cartes identiques? -Hé ben y s’passe que je passe"

Quel petit impertinent ce Terrence Hill, toujours à taquiner l’égo des tireurs d’élites de l’Ouest pour gagner son pain en rompant l’ennui des villageois par le spectacle de la gâchette.

Nous sommes en 1975 quand le film « Un genio, due compari, un pollo » (« Un génie, deux associés, une cloche ») de Damiano Damiani & Sergio Leone sort en salles malgré la perte du négatif original, sans doute la principale cause de l’aspect décousue d’un scénario pourtant béton : une malette de 300.000$ du gouvernement destinée aux indiens suscite la convoitise des bandits, dont Joe Thanks (Terence Hill) qui va vite élaborer un subterfuge en déguisant son associé Bill Steamengine en Colonel afin d’octroyer le butin, malheureusement il n’y a qu’à Pâques qu’on voit les cloches voler !

Difficile de ne pas le rapprocher de « Il mio nome è Nessuno«  (« Mon nom est personne ») tant la ressemblance est frappante, de son acteur principal à sa musique composée par le génial Ennio Morricone.

Hélas une sorte de limite s’aperçoit au fin fond du désert, celle d’un genre qui n’aura eu de cesse que de marcher lentement mais sûrement vers l’océan, quelques valeurs pour bagage ainsi qu’un bon vieux Smith&Wesson à la taille histoire de chasser le vautour dont l’ombre oppresse de jour comme de nuit les pionniers du bout du monde.