#47 : Playlist AUTOMNE @ Le Rap en France



Tracklist :
01 : AlKpote feat. Vald – Meilleur lendemain
02 : James Deano – Cancrelat
03 : Melan feat. 10vers, Anton Serra & Demi Portion – C’est pour
04 : Lucio Bukowski – Psaumes Métropolitains
05 : Jazzy Bazz – 64 mesures de spleen
06 : Joe Lucazz – Kurt Cobain
07 : JeanJass – Mes Jambes
08 : Gaiden – Amsterdam
09 : Rufyo – Funambule
10 : Jorrdee – FVTVRR
11 : Missak – Tout ce qui m’intéresse
12 : Camélia Pand’or – Peace & Love
13 : Oxmo Puccino – J’te connaissais pas
14 : Bavoog Avers – Audrey

#46 : Playlist ÉTÉ @ Le Rap en France



Tracklist :
01 : Ori feat. Driver, A2H, Aelpeacha, Myssa, MSJ – Down avec le O.R (Remixxx)
02 : Aelpeacha – String-Volant
03 : PNL – J’suis PNL
04 : MZ – Coca n Bourbon
05 : Triplego – Ailleurs
06 : Ockney feat. Djunz (Greg Frite + Rimcash & Didaï) – Les 4 Fantastiques
07 : Sémaphore – Les Vacances au Maroc
08 : A2H – A la cool
09 : Sameer Ahmad – Siwak
10 : Hyacinthe – Retour aux pyramides
11 : Booba feat. Zoxea – Cash Flow
12 : Atis (70CL) feat. Beny Le Brownies – À L’Envers
13 : Swift Guad – J’attends un miracle

#45 : le Tour du Monde en 80 clips de rap francophone !

Retrouvez l’intégralité de l’article (en 2 parties) sur Rap Genius.

#44 « Et y trouvent ça trop méga fun, la plupart traîne dans des endroits plus paumés qu’Apple »

Tise, Shit et Rap. Ici pas d’artifices, juste une triste réalité, celle des rues du 18ème arrondissement d’Paris, même si depuis 2007 on s’demande bien à quoi ça rime toutes ces phases crues collées à l’arrache sur une boucle de 3s où la comparaison semble être la figure de style fétiche de cette bande de pochtrons aux poches aussi vides qu’leur verres à 10 du mat, mais à la rime aussi riche que leur épicier…

Faut dire qu’en même pas un temps quatre mouvements ils s’en sont bien sortis les bougres, entre l’insaisissable Kema et sa rime roulante, les bastos lyricales de Davodka, l’incroyable technicité sportive de Dais et Hugo Boss le roi des punchlines, y a pas à chier y a l’choix d’la corde pour le lynchage du MC moyen…

hugo-flaque-de-samples   Davodka-Un-poing-cest-tout

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Bon, enchaîner les freestyles crade ça a du charme mais un moment faut bien passer à des projets plus sérieux, histoire de leur rappeler d’où il vient ce putain d’rap ! Et là-d’ssus rien à r’dire, ces derniers temps on a été largement servis, entre les tapes gratos « Un poing c’est tout » et « Thérapie par l’écriture » (ce dernier étant d’une qualité tellement rarement atteinte, une bombe atomique sur les villas de tous ces voleurs et autres imposteurs bien trop médiatisés…) ainsi que l’hitchcockien « Fenêtre sur rue », album de la maturité pour Hugo du TSR…

#43 « -Find me some clouds! »

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Le scénario de Logan s’inspire librement de la vie du milliardaire Howard Hughes, passionné de cinéma et d’aviation (producteur du Scarface original), qui réalisa en 1930 l’un des tout premiers coûteux blockbusters sonores d’action, à savoir Hell’s Angels où virevolte l’escadrille ricaine (qui donnera son nom au fameux club de motards). Aviator est pour Scorsese une nouvelle occasion d’esthétiser à l’hollywoodienne une Amérique de l’entre-deux-guerres grâce à une couleur et une bande-son des plus soignées où se côtoient Glenn Miller, Django Reinhardt, David Johansen, The Ink Spots ou encore les falloutesques Manhattan Rhythm Kings!

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Mais c’est l’aspect torturé de l’influent personnage diogénien, magnifiquement interprété par DiCaprio, qui sera développé dans ses rapports de plus en plus lointains avec les gens, les malaises s’enchaînant telle l’avant-première de Hell’s Angels où les flashs photographiques éblouiront violemment le solitaire et ses paris risqués, l’esprit semblant déjà en proie à un pilotage automatique…

#42 « Tu connais du monde mais si la vie t’gifle tu vas amener qui? »

Toujours dans la série « nique les clones », coup d’clarté sur Bobigny et ses irréductibles successeurs d’une culture en perpétuel renouvellement, nommons-les Nakk et Les 10′ (groupe des frères jumeaux Lavokato et L’Indis) et situons-les à la chevauchée des millénaires.

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D’une gamberge émergente sur d’énergisantes mixtapes (« 11’30 contre les lois racistes » / « 16’30 contre la censure » / Original Bombattak) ou d’une rage en direct (« Les 10 – 22 ans »  de 1998), une brise balbynienne semble timidement souffler sur le paysage du rap français…

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…mais le vent ne se lèvera que quelques années plus tard, catalysé par ce nouveau média qu’est le net et par de nouveaux venus surmotivés comme Char (du Gouffre taffant sur le projet « Marche Arrière » qui regroupera 69 rappeurs de prestige du genre Furax, Loko ou encore Sëar-lui-même) dont l’objectif est de joindre les ponts du mouvement tout en lui rendant ses lettres et notes de noblesse!

Quelques plages sonores (essentiellement de Nakk) : « Les 10 – A la hauteur », « L’Indis – Mes Classiques » (avec Jeff le Nerf et Loko), « La Tour 20 », « Chanson Triste », « Invincible », « Le monde est mon pays », « Avec le cœur » (avec L’Indis et Ladea) et « Ce fameux jour » (avec Ladea, Les 10 et Demi-Portion).

#35 "And so I got my banjo out, just sittin’, catchin’ dust, and painted right across the face ‘Greenwich Village or Bust’."

Cultivant l’amour du sampling de qualité, Chinese Man (Chinese Man Records) est un collectif français de DJs aux sonorités hiphop puisant dans la world music, le funk, le reggae, la soul, le jazz et la dub en y saupoudrant des dialogues de cinéma et autres voix déformées au fil de l’instrumental.

S’opère alors un timing minutieux où s’entremêlent de plaisants airs populaires ou remis au goût du jour dans un triphop délirant mais maîtrisé jusqu’aux lives où le remix prime toujours entre un « Light my Fire » des Doors et un « It’s bigger than hip hop » des Dead Prez à des rythmes d’une folie effrénée. (@Dour 18/07/09)

Remix : « Pudding à l’arsenic » (« Astérix et Cléopâtre » 1968) / « The Message » de Gandmaster Flash

Quelques plages sonores : « Indi Groove », « Skank in the air », « Washington Square », « I’ve got that tune » (sample de « Hummin’ To Myself » de The Washboard Rhythm Kings) , « Ordinary Man », « Jumpin in Havana », « Miss Chang » (feat. Taiwan MC & Cyph4), « Racing with the Sun », « Saudade » (feat. Femi Kuti & Liliboy), etc…

#27 "-The more scribbled the name, the bigger the fame."

Jerry Lewis (lui même dans son premier rôle dramatique), fameux comique américain du petit écran, est souvent harcelé par des hordes de fans mais ce n’est rien en comparaison de sa rencontre forcée avec Rupert Pupkin (qu’incarne à merveille Robert De Niro pour son premier rôle comique), un humoriste raté y croyant dur comme fer et voulant à tout prix passer dans son émission.

Martin Scorsese dresse ici un sombre tableau de la célébrité télévisuelle avec des plans à hauteur d’homme retranscrivant au plus réel ce monde qui travaille tant son image, soulignant les dérives d’un star system quelque peu avant son apogée banalisée.

« King of Comedy » (« La valse des pantins » de 1983) se présente donc au cirque cinématographique comme le clown triste, celui qui oscille entre rire froid et gag violent, ne déplace pas des houles pour son show mais déclenche de francs applaudissements par un final nourri d’une controverse sur la réussite, ses routes et leur conséquences.

#26 "-Once I got my driver’s license, I started driving with my eyes closed."

Dernier jour sur les rails pour le cheminot bientôt retraité Odd Horten (Baard Owe), mais le voyage est loin de se terminer puisqu’il se permet de louper le retour et donc de quitter en beauté les œillères du convoi traditionnel en direction d’Oslo pour d’insolites aventures remplies de poésie…

La filée du train effleurant les paysages enneigés norvégiens s’immortalise dans la caméra de Bent Hamer sous le nom de « O Horten » (« La nouvelle vie de Monsieur Horten ») à partir de 2007, représentant toute cette simplicité esthétique où la candeur du protagoniste apporte une légèreté plaisante amplifiée par les lointaines mélodies de John Erik Kaada du groupe norvégien Cloroform.

#20 "We must strike at the lies that have spread like disease through our minds"

-Ah mais ouais j’connais, c’est le groupe de Phil Collins !!!

Nous sommes en 1967 quand Peter Gabriel, (hautboïste, parolier et chanteur aux influences soul) Tony Banks (claviériste) et Michael Rutherford (bassiste) fondent le groupe Genesis, enregistrant un premier album beaucoup trop hasardeux pour se vendre, puis vont signer chez Charisma Records pour la sortie de « Trespass » en 1970, un des premiers albums de rock progressif de l’histoire.

Vont ensuite rejoindre les rangs du groupe le guitariste Steve Hackett ainsi que le batteur Phil Collins suite à une annonce des plus intrigantes visant à une émancipation musicale des normes en vigueur.

L’âge d’or commence alors, énorme bouillon de créativité où sont peintes des fresques sonores aux couleurs improbables mais à la dimension théâtrale de par les prestations surréalistes de Peter Gabriel, se déguisant au gré des chansons, une volonté du spectaculaire qui atteindra son apogée en 74-75 avec la sortie du concept-album « The Lamb Lies Down on Broadway » accompagné de sa tournée magistrale où il est conté les aventures d’un gangster new-yorkais basculant dans un monde fantastique.

Une époque s’échouant malheureusement sur les rives du succès après le départ du capitaine Peter, puis deux ans plus tard celui de l’officier second Steve, laissant la barre à Phil qui amènera ce qui reste du galion dans les lagons perdus de la pop-music.

Puis dans le milieu des années 90 vint le second souffle d’un groupe mort prématurément, une troupe de musiciens fans, The Musical Box (@Olympia 26/02/12), obtient l’autorisation de Peter et de Genesis pour accéder aux archives afin d’entretenir la légende en interprétant les concerts d’antan à travers un mimétisme des plus bluffants d’une qualité sonore exceptionnelle grâce aux instruments de l’époque, magnifiant voir supplantant l’original par l’expérience.


Quelques plages sonores : « White Mountain », « The Musical Box », « Watcher of the Skies », « Dancing with the Moonlight King », « Carpet Crawler », « Squonk », « Blood on the Rooftops » ainsi que « Shadow of the Hierophant » de Steve Hackett.

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