#41 "-Ces bombes humaines n’ont pas de syndicat, pas de famille, rien qui viendra m’emmerder avec des réglements à la con. -Et par ailleurs ils travaillent pour des clopinettes! -Enfoiré…"

La misère est-elle pénible au soleil? Loupe sur Las Piedras au Guatemala, dernière escale de nos aventuriers du bout du monde déchus, même pas un rond pour faire tourner en leur faveur la roue, ou les hélices du transport de retour… Puis voilà qu’un incendie se déclare dans un puits de pétrole à 500 bornes de ce trou, et que la peu scrupuleuse compagnie signe un chèque à trois zéros à qui acheminera les camions de nitroglycérine à bon port afin d’en engraisser les mauvais, une pesée du danger du genre à la légère, « le salaire de la peur » tout simplement selon Henri-Georges Clouzot.

L’intemporelle intrigue en place, le calvaire peut alors commencer pour Mario, Jo, Luigi et Bimba (respectivement Yves Montand, Charles Vanel, Folco Lulli et Peter Van Eyck), invitant tout le monde à retenir sa respiration là où l’effet papillon potentiel s’exponentialise, tension à son comble, son sans cesse stressant, roulement de tambour à rendre sourd et final bluffant à s’en ronger les ongles.

#34 "-There’s nothing to laugh at!"

Henry Holland (Alec Guinness), écoulant de paisibles jours au Brésil, nous raconte comment lui, ancien convoyeur de lingots, a fait fortune en organisant le plus gros coup de l’histoire du gangstérisme avec l’aide Pendlebury (Stanley Holloway), vendeur peu scrupuleux de petites Tours Eiffel pour touristes…

Dotée d’une course-poursuite d’une durée grotesque, « Lavender Hill Mob » (« De l’or en barres » de 1951) de Charles Crichton jaillit de la vague florissante des films à humour anglais des studios Ealing de l’époque en une multitude de gags grâce au jeu méchamment drôle des acteurs dans un climat à l’aspect pourtant si sérieux!